CHAPITRE 2 › FICHE › D) LE MARKETING D'INFLUENCE — CAMPAGNES, TYPES & SÉLECTION
🤳 D) Le marketing d'influence — campagnes, types & sélection
Monter une campagne d'influence de bout en bout : partir de l'objectif See-Think-Do-Care pour en déduire le type de campagne, choisir le bon influenceur sur 6 critères, respecter la loi belge, et mesurer des deux côtés.
Les concepts — l'essentiel d'abord
👆 Chaque puce se déplie pour le détail.
📣Le marketing d'influence= activer une influence qui existe déjà
« Le marketing d'influence est une forme de marketing au travers duquel des entreprises activent l'influence en ligne et les connaissances sectorielles pertinentes des personnes / "influenceurs". » (p. 73)
L'entreprise n'achète pas une audience, elle active une influence qui existe déjà. C'est toute la différence avec une bannière display — la phrase à placer : l'influence n'achète pas de l'espace, elle emprunte une relation de confiance déjà construite.
« Les influenceurs sont des personnes influentes qui ont construit une communauté pertinente en ligne. Sur les médias sociaux et les sites webs (ex : blog), les influenceurs fonctionnent comme des créateurs de contenu qui construisent leur réputation à partir de leurs connaissances et intérêts pour un sujet spécifique. » (p. 74)
Ils communiquent via des posts (texte, speech, vidéo et photo) sur des médias sociaux spécifiques : instagrammeurs, youtubeurs, podcasteurs, tiktokkers, pinterest influenceurs… = Social Media influenceur.
« Les influenceurs ont un pouvoir de persuasion grâce à une certaine authenticité et une audience plus ou moins large. » Deux ingrédients, dans cet ordre : l'authenticité vient avant la taille.
« Le marketing d'influence devient de plus en plus pertinent pour les marques au moment où le marketing traditionnel perd de son impact sur les consommateurs. Il repose sur des principes différents. » Ce n'est pas une mode : le traditionnel n'est pas mort, il perd de l'impact.
Origines : inspiré du parrainage de célébrités + la manière dont la Génération Z consomme les médias · années 2000 : essor des blogueurs et YouTubeurs · 2010s : Instagram et l'avènement des micro-influenceurs · 2020 : explosion de TikTok et professionnalisation (analyse des données, réglementations plus strictes) · depuis 2025 : IA + réglementations renforcées, « un écosystème où tout se joue (search, achat…) ».
🧲Les 5 principes= la réponse au « pourquoi ça marche ? »
Un engagement élevé · personnalisation du contenu · audience · authenticité · flexibilité et mesurabilité (p. 74-75). C'est la grille à sortir dès qu'on demande « pourquoi utiliser l'influence en complément de… ? ».
« lié au temps que les consommateurs passent sur les réseaux sociaux (2024 : 1h35/jour en moyenne sur les RS) » → taux d'interaction de plus en plus élevé + possibilité d'action off line des influenceurs (événements, pop-ups).
« Sur les RS, importance accrue des contenus non édités par les marques. » Les contenus sont « créatifs, personnels et en lien avec les tendances des secteurs visés ».
« Ciblage de plus en plus ciblé voire niche. » Et : « Les influenceurs établissent une relation de proximité avec leur audience. »
« Impression de plus de transparence ou d'authenticité et donc de crédibilité. » Et : « L'expérience client est mise en avant de manière directe via la vidéo. »
« Les performances sont analysées en temps réel via des indicateurs précis. » C'est l'argument face aux médias de masse — et celui qui fait dire oui aux directions financières.
⭐Les 6 campagnes = le See-Think-Do-Care= le cœur de la section
Le cours écrit lui-même l'étape du STDC à côté de chaque campagne : notoriété = SEE · engagement = THINK · conversion = DO · lancement de produit = SEE-THINK-DO · fidélisation = CARE · événementielle ou expérientielle = aucun code (p. 76-78).
Objectif : « augmenter la visibilité de la marque et atteindre un public plus large ». Approche : « collaborer avec des influenceurs ayant une large audience » pour « introduire la marque ou le produit à de nouveaux clients potentiels qui ne la connaissaient pas auparavant ». Conseils : formats de storytelling, approche multi-canal.
Objectif : « encourager une interaction plus profonde avec la marque ». Approche : du contenu « incitant aux likes, commentaires, partages », pour « une participation active et des connexions significatives, au-delà de la simple notoriété ». Exemples : formats Live · contenus éducationnels pour construire la confiance · concours.
Objectif : « générer des ventes directes ou des conversions ». Approche : « offres spéciales, codes de réduction ou placements de produits » — transformer l'engagement « en résultats mesurables » (ventes, mais aussi inscriptions, téléchargements d'applications). Exemples : offres exclusives, CTA, boutons "achat", retargeting.
Objectif : « générer du buzz et de l'enthousiasme autour d'un nouveau produit ou service ». Approche : unboxings, avis, avant-premières exclusives. Ces influenceurs « qui entretiennent une relation de confiance » permettent de « crédibiliser le produit » et d'inciter la communauté à être « parmi les premiers à l'essayer ».
Objectif : « renforcer la relation avec les clients existants ». Approche : contenu mettant en avant les valeurs de la marque, les témoignages clients ou les initiatives communautaires, pour « accroître la fidélité et prolonger leur relation ». Exemple : promouvoir les programmes de fidélité. Mot déclencheur : « existants ».
Objectif : « créer des expériences de marque mémorables, en ligne ou en personne ». Approche : inviter des influenceurs à participer ou animer des événements, des pop-ups ou des live streams — des « expériences immersives et marquantes » qui donnent « le sentiment de faire partie de quelque chose de spécial ».
👥Les 4 types d'influenceurs= ×10 à chaque marche
« La classification des influenceurs repose principalement sur leur audience (en nombre d'abonnés) et leur expertise. » Et la règle qui va avec : « L'engagement vis-à-vis de la communauté est souvent plus fort moins l'audience est grande » (p. 78-79).
« Petits créateurs de contenu avec une audience très engagée, souvent perçus comme authentiques et proches de leur communauté. Peuvent être des ambassadeurs de marque dû à leur engagement. » Exemple : Louise Peeters (@loupeeters), étudiante bruxelloise, mode seconde main et friperies locales — environ 5 600 abonnés.
« Influenceurs spécialisés dans une niche précise (mode, fitness, tech, etc.), avec une forte crédibilité et un engagement élevé. » Exemple du cours : Météo-Mons, page de prévisions météo locales gérée par un passionné, « une référence pour de nombreux habitants de la région » — plus de 200 000 abonnés (voir les pièges).
« Créateurs de contenu reconnus avec une audience plus large et une forte visibilité, mais un taux d'engagement légèrement inférieur aux micro-influenceurs. » Exemple : Céline Schraepen (@celineschh), conseils beauté et lifestyle — plus de 481 000 abonnés.
« Célébrités du web ou personnalités publiques avec une portée massive, souvent sollicitées par les grandes marques pour des campagnes mondiales. » Le cours ne donne aucun exemple pour cette catégorie.
✅Les 6 critères de sélection« science et intuition »
« Le choix des influenceurs doit allier science et intuition » (p. 79). C'est la grille à dérouler dans l'ordre dès qu'on demande « quel influenceur choisiriez-vous et pourquoi ? » — six critères, rien d'oublié.
« L'influenceur doit s'adresser à la MÊME COMMUNAUTÉ que la marque. » Critère éliminatoire : si l'audience ne correspond pas au persona, aucun des cinq autres ne rattrape.
« Vérifier la cohérence entre le contenu de l'influenceur et les messages de l'entreprise. Apprendre à connaître le style et les valeurs personnelles d'un influenceur permet des campagnes qui résonnent en meilleure adéquation. »
« Un petit influenceur avec une forte interaction peut être PLUS EFFICACE qu'une célébrité distante. » La phrase la plus citable de la section — le mot « distante » dit tout.
« Un influenceur qui a construit sa communauté sur la confiance aura plus d'impact. Stimuler la créativité en conservant l'authenticité et le style naturel de l'influenceur → UN BRIEF CLAIR MAIS SANS IMPOSER. »
« Analyser les collaborations passées, l'engagement et l'évolution de l'audience. » Trois choses, pas une — l'évolution de l'audience est le critère anti-faux abonnés.
« Importance de partenariats stratégiques alignés sur les objectifs marketing. Les collaborations peuvent varier en portée et en durée, allant de campagnes à court terme à des relations d'AMBASSADEUR à long terme. » CT = court terme, LT = long terme.
⚖️La législation belge= transparence + exactitude
« En Belgique, le marketing d'influence est encadré par des recommandations et des obligations légales visant à protéger les consommateurs et à assurer la transparence des communications commerciales. Les influenceurs sont soumis au CODE DE DROIT ÉCONOMIQUE BELGE » (p. 80). Déclencheur : « lorsqu'une publication contient, mentionne ou met en avant une marque, un produit ou un service ».
« Les influenceurs doivent indiquer clairement à leur audience qu'il s'agit de communications commerciales » — mentions « publicité », « sponsorisé », « produit offert », « lien affilié », ou hashtags appropriés : #ad, #sponsorisé.
« Les informations fournies doivent être correctes et ne pas induire les consommateurs en erreur. »
Le cas « produit offert » : même sans argent, si le produit est offert, la mention est obligatoire. Le déclencheur est la publication, pas le paiement.
📊Les KPI — la double mesure= chez lui ET chez la marque
« Les campagnes des influenceurs se mesurent SUR LE SITE / LES RS DE CE DERNIER et SUR LE SITE DES MARQUES EN PARALLÈLE » (p. 80). Une seule phrase, mais deux lieux de mesure.
La performance du contenu : portée, impressions, interactions globales (likes, commentaires, partages, enregistrements), clics sur les liens.
Ce que ça a produit : trafic généré vers le site web, nombre de conversions, taux de conversion, taux de croissance de la communauté.
Les codes de réduction (un code par influenceur = on sait qui a vendu quoi) et les liens affiliés. À dire : un code promo nominatif, ce n'est pas une réduction, c'est un instrument de mesure. ⚠️ Le tableau des KPI de la p. 80 est une image : le détail des indicateurs ci-dessus reprend le vocabulaire des KPI des médias sociaux — à vérifier dans le PDF avant l'oral.
🔮Les 5 tendances et évolutions= la professionnalisation
Où va le métier (p. 80) : la créativité au cœur · du contenu au panier · mode de recherche dans les feeds · mesure des données · influence responsable.
« Système narratif cohérent, optimisé par la donnée sans jamais sacrifier l'humain. »
« Logique orientée "COMMERCE FIRST", plus uniquement de la visibilité. » Le glissement du SEE vers le DO.
« Mode de recherche dans les feeds sociaux et les communautés » — on ne cherche plus seulement dans Google.
« Les influenceurs font partie intégrante des campagnes et leur contribution doit être mesurée DANS LEUR GLOBALITÉ » — pas un post isolé.
« Les marques doivent assumer leur responsabilité des partenariats (régulation, véracité des messages…). » La marque reste responsable de ce que dit quelqu'un d'autre en son nom.
🧩L'intégration à la stratégie= « ne doit pas fonctionner en silo »
« Le marketing d'influence NE DOIT PAS FONCTIONNER EN SILO mais être intégré dans une stratégie digitale globale » (p. 80). Le cours le combine au modèle POEM du chapitre 1.
Le contenu de marque (articles, vidéos, newsletters) sur les RS = OWNED · la publicité payante (posts sponsorisés…) = PAID · les relations presse = EARNED. ➔ « Un plan de communication digitale ou même off line. »
1 Respecter ses objectifs de campagne (notoriété, engagement ou conversion… ?) · 2 choisir le type d'influenceurs (nano, micro, macro) selon la marque, le contexte (budget, objectifs) et la cible · 3 choisir les bonnes plateformes (Instagram, TikTok, YouTube…) · 4 donner un briefing clair des valeurs de la marque et du message à faire passer · 5 faire confiance à l'authenticité et donner de la liberté dans un cadre défini · 6 mesurer et suivre les KPI.
Ces 6 étapes suivent la chronologie réelle d'une campagne : objectif → type d'influenceur → plateforme → brief → liberté → mesure. Dès qu'on dit « proposez une stratégie d'influence pour cette marque », tu les déroules.
⚠️ Les pièges
🧠 Active recall — la question d'abord
?On te montre un compte : conseils beauté et lifestyle, 481 000 abonnés. Quel type d'influenceur, et quel défaut le cours lui attribue-t-il ?
👆 Réponds dans ta tête, puis clique pour vérifier
?Une marque veut « créer des expériences de marque mémorables, en ligne ou en personne ». Quel type de campagne, et quelle étape du STDC ?
👆 Réponds dans ta tête, puis clique pour vérifier
?La marque veut envoyer à l'influenceur le texte exact à dire, mot pour mot, pour sécuriser son message. Tu juges.
👆 Réponds dans ta tête, puis clique pour vérifier
?Un influenceur reçoit un produit gratuitement mais n'est pas payé. Doit-il signaler quelque chose ?
👆 Réponds dans ta tête, puis clique pour vérifier
?Une marque conclut : « le post de l'influenceur a fait énormément de vues, c'est un succès. » Que réponds-tu ?
👆 Réponds dans ta tête, puis clique pour vérifier
?« Proposez une stratégie d'influence pour cette marque. » Quel plan dérouler, sans rien oublier ?
👆 Réponds dans ta tête, puis clique pour vérifier